This section is from the book "Human Personality And Its Survival Of Bodily Death", by Frederic W. H. Myers. Also available from Amazon: Human Personality And Its Survival Of Bodily Death.
727. The next case is even more remarkable. It is a deflected fulfilment, occurring two days before death, and probably during sleep; the agent has made a promise to one friend, but is only perceptible to another person who happens to be in that friend's company. We may compare a case quoted in our last chapter, where a brother, presumably wishing to appear to his sister, is perceived only by the sister's black nurse (see section 651). The following is quoted from the "Report on the Census of Hallucinations" in Proceedings S.P.R., vol. x. p. 284.
From Countess Eugenie Kapnist.
June 24th, 1891.
A Talta, en Fevrier, 1889, nous fimes la connaissance de M. P. et de sa femme, passant la soiree chez des amis communs qui avaient tenu a nous reunir. A cette epoque, M. P. souffrait deja d'une phthisie assez avancee; il venait de perdre, a Petersbourg, son frere, atteint de la meme maladie.
On pria ma soeur de faire un peu de musique, et elle choisit au hasard le Prelude de Mendelssohn. A mon etonnement je vis M. P., que nous ne connaissions, que de ce soir, aller, tres emotionne, prendre place aupres du piano, et suivre avec une espece d'anxiete le jeu de ma soeur. Lorsqu'elle eut fini, il dit que pour quelques instants elle venait de faire ressusciter son frere, executant absolument de la meme maniere ce morceau, qu'il jouait frequemment. Depuis, en voyant ma soeur, il aimait particulierement a causer avec elle. Je puis certifier ainsi qu'elle une conversation que nous eumes a une soiree, au mois de Mars. Nous parlions de la mort, chose frequente a Talta, toujours peuplee de malades:- "Savez-vous," disait-il a ma soeur," il me semble toujours que mon esprit est tres proche du votre; j'ai la certitude de vous avoir deja connue; nous avons dans la realite une preuve que ce n'est pas en ce monde - ce sera que je vous aurais vue durant quelqu'autre vie precedente" (il etait un peu spirite). "Ainsi done, si je meurs avant vous, ce quiest bien probable, vu ma maladie, je reviendrai vers vous, si cela m'est possible, et je vous apparaitrai de facon a ne pas vous effrayer desagreablement." Ma soeur lui repondit, prenant la chose tres au serieux, qu'elle lui rendrait la pareille si elle mourait la premiere, et j'etais temoin de cette promesse mutuelle.
Neanmoins nous fimes a peine connaissance de maison; nous nous rencontrions parfois chez des amis communs, et nous le voyions souvent se promener sur le quai dans un paletot couleur noisette qui excitait notre hilarite et qui nous resta dans la memoire je ne sais plus pourquoi. Au mois de Mai, nous partions de Talta, et depuis nous eumes tant d'impressions diverses, nous vimes tant de monde, que jusqu'a l'hiver suivant nous oubliames completement M. P. et sa femme, qui representaient pour nous des connaissances comme on en a par centaines dans la vie.
Nous etions a Petersbourg. Le II Mars, c'etait un lundi de Careme en 1890, nous allames au theatre voir une representation de la troupe des Meiningner. Je crois qu'on donnait Le Marchand de Venise. Mlle. B. etait avec nous, venue de Tsarskoe a cette occasion. La piece terminee, nous n'eumes que le temps de rentrer a la maison changer de toilette, apres quoi nous accompagnames Mlle. B. a la gare. Elle partait avec le dernier train, qui quitte pour Tsarskoe Selo a I heure de la nuit. Nous l'installames en wagon, et ne l'y laissames qu'apres la seconde cloche de depart.
Notre domestique allait bien en avant de nous, afin de retrouver notre voiture, de maniere que, gagnant le perron, nous la trouvames avancee qui nous attendait. Ma soeur s'assit la premiere; moi je la fis attendre, descendant plus doucement les marches de 1'escalier; le domestique tenait la portiere du landau ouverte. Je montai a demi, sur le marchepied, et soudain je m'arretai dans cette pose, tellement surprise que je ne compris plus ce qui m'arrivait. Il faisait sombre dans la voiture, et pourtant en face de ma soeur, la regardant, je vis dans un petit jour gris qu'on eut dit factice, s'eclaircissant vers le point qui attachait le plus mes yeux, une figure a la silhouette emoussee diaphane, plut6t qu'indecise. Cette vision dura un instant, pendant lequel, VOL. II. D pourtant, mes yeux prirent connaissance des moindres details de ce visage, qui me sembla connu: des traits assez pointus, une raie un peu de cote, un nez prononce, un menton tres maigre a barbe rare et d'un blond fonce. Ce qui me frappe, lorsque j'y pense a present, c'est d'avoir vu les differentes couleurs, malgre que la lueur grisatre, qui eclairait a peine l'inconnu, eut ete insuffisante pour les distinguer dans un cas normal.
Il etait sans chapeau, et en meme temps dans un paletot comme on en porte au sud - de couleur plutot claire - noisette. Toute sa personne avait un cachet de grande fatigue et de maigreur. Le domestique, tres etonne de ne pas me voir monter, arretee ainsi sur le marchepied, crut que j'avais marche dans ma robe et m'aida a m'asseoir, pendant que je demandais a ma soeur, en prenant place a cote d'elle, si c'etait bien notre voiture? A tel point j'avais perdu la tete, ayant senti un vrai engourdissement de cerveau en voyant cet etranger installe en face d'elle, je ne m'etais pas rendu compte que, dans le cas d'une presence reelle d'un semblable vis-a-vis, ni ma soeur, ni le valet de pied ne resteraient si calme-ment a l'envisager. Lorsque je fus assise, je ne vis plus rien, et je demandais a ma soeur:- "N'as-tu rien vu en face de toi?" "Rien du tout, et quelle idee as-tu eue de demander, en entrant dans la voiture, si c'etait bien la notre?" repondit-elle en riant. Alors, je lui racontais tout ce qui precede, decrivant minutieusement ma vision. "Quelle figure connue," disait-elle, "et a paletot noisette, cette raie de cote, ou done l'avons nous vue? Pourtant nul ne ressemble ici a ta description;" et nous nous creusions la tete sans rien trouver.
Rentrees a la maison, nous racontames ce fait a notre mere; ma description la fit aussi souvenir vaguement d'un visage analogue. Le lende-main soir (12 Mars) un jeune homme de notre connaissance, M. M. S., vint nous voir. Je lui repetais aussi l'incident qui nous etait arrive. Nous en parlames beaucoup, mais inutilement; je ne pouvais toujours pas appliquer le nom voulu a la personnalite de ma vision, tout en me souvenant fort bien avoir vu un visage tout pareil parmi mes nombreuses connaissances; mais ou et a quelle epoque? Je ne me souvenais de rien, avec ma mauvaise me*moire qui me fait souvent defaut, a ce sujet. Quelques jours plus tard, nous etions chez la grandmere de M. M. S.:- "Savez vous," nous dit-elle, "quelle triste nouvelle je viens de recevoir de Talta? M. P. vient de mourir, mais on ne me donne pas de details." Ma soeur et moi, nous nous regardames. A ce nom, la figure pointue et le paletot noisette retrouverent leur possesseur. Ma soeur reconnut en meme temps que moi, grace a ma description precise. Lorsque M. M. S. entra, je le priai de chercher dans les vieux journaux la date exacte de cette mort. Le deces etait marque au 14 du mois de Mars, done, deux jours apres la vision que j'avais eue. J'ecrivis a Talta pour avoir des renseignements.
On me repondit qu'il gardait le lit depuis le 24 Novembre et qu'il avait ete depuis dans un etat de faiblesse extreme, mais le sommeil ne l'avait point quitte; il dormait si longtemps et si profondement, meme durant les dernieres nuits de son existence, que cela faisait esperer une amelioration. Nous nous etonnions de ce que j'aie vu M. P., malgre sa promesse de se montrer a ma soeur. Mais je dois ajouter ici qu'avant le fait decrit ci-dessus, j'avais ete voyante un certain nombre de fois, mais cette vision est bien celle que j'ai distinguee le plus nettement, avec des details minutieux, et avec les teintes diverses du visage humain, et meme du vetement.
Comtesse Eugenie Kapnist.
Comtesse Ina Kapnist.
The second signature is that of the sister who was present at the time. Mr. Michael Petrovo-Solovovo, who sent us the case, writes:-
I have much pleasure in certifying that the fact of Countess Kapnist's vision was mentioned, among others, to myself before the news of Mr. P.'s death came to Petersburg. I well remember seeing an announcement of his demise in the papers.
This case suggests an important practical reflection. When a compact to appear, if possible, after death is made, it should be understood that the appearance need not be to the special partner in the compact, but to any one whom the agent can succeed in impressing. It is likely enough that many such attempts, which have failed on account of the surviving friend's lack of appropriate sensitivity, might have succeeded if the agent had tried to influence some one already known to be capable of receiving these impressions. I add in 727 A and B two other cases which may be regarded as deflected fulfilments. See also a case given in Proceedings S.P.R., vol. v. p. 440, in which a lady, having made a compact with her husband and also with a friend, her phantom is seen after her death by her husband and daughter and the latter's nurse, collectively; but not by the friend, who was living elsewhere.
 
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